Marseille

Au sein d’une même aire urbaine, deux villes, d’un poids inégal mais au destin lié, ont bâti chacune un grand projet urbain à l’échelle de leur centre ville. Marseille a été durement confrontée à la mutation de son appareil industriel et portuaire avec pour corollaire la disparition de nombreux emplois et l’accentuation des phénomènes d’exclusion sociale. A l’exemple de Barcelone, de Gênes ou de Lisbonne, Marseille s’observe aujourd’hui dans le miroir flatteur d’une grande opération de renouvellement socio-économique et urbain lui permettant de redonner une attractivité à sa zone arrière portuaire. Bien plus encore, cette transformation de grande envergure baptisée Euroméditerranée se veut un ambitieux projet cherchant à repositionner la Ville au centre de sa région urbaine et plus largement de toute la région euroméditerranéenne en construction. A Aix-en-Provence, l’opération Sextius Mirabeau, située à proximité immédiate du centre historique, s’étend sur l’ancienne zone industrielle de la ville dont les terrains ont été progressivement abandonnés à partir des années 1960. La projection à distance de l’urbanisation vers l’ouest et la lente disparition des activités expliquent la présence d’une opportunité foncière exceptionnelle de près de 20 hectares, enclavés entre ces extensions et le centre-ville.

Équipes

Equipe de recherche

Directeur de recherche
Jérôme Dubois
Université Paul Cézanne Aix-Marseille III

Membres
Denis Berthelot
Université Paul Cézanne Aix-Marseille III
Brigitte Bertoncello
Université de Provence Aix-Marseille I
Rachel Rodrigues-Malta
Université de Provence Aix-Marseille I

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L'attractivité en débats

Les métropoles ont longtemps été pensées comme des vecteurs d’attractivité. Leur position de centralité et le regroupement de nombreuses structures administratives, économiques, politiques et touristiques en leur sein ont poussé à les envisager comme des centres capables d’attirer autant les investissements que les flux humains. Parallèlement, la place de l’échelle de gouvernance municipale s’est vu croître depuis la fin des années 1980, accordant une place et une indépendance à ces métropoles toutes imbriquées dans des réseaux d’échanges multi-scalaires.