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Compte rendu d'Atelier national à Paris
séance de capitalisation à Paris le 20 mars 2026
septembre 2026

La transition ne réussira qu’à la condition d’intégrer la question sociale. C’est l’hypothèse qu’a mise au travail, depuis 2025, l’Atelier national de POPSU Transitions piloté par Marie-Christine Jaillet (CNRS). Après une séance introductive puis trois séances à Dijon, Caen et Lille, la journée du 20 mars 2026 à la Grande Arche de La Défense a permis d’en capitaliser les acquis et de les traduire en pistes pour l’action publique.

Le dispositif : les plateformes de Caen, Dijon et Lille, des chercheuses invitées et des partenaires institutionnels, autour d’enquêtes de terrain menées auprès des jeunes de la Métropole européenne de Lille (106 entretiens), des habitants du pavillonnaire à Dijon et des habitants du quartier de la Pierre Heuzé à Caen.

Les principaux enseignements :

  • Souvent perçues comme des publics à éduquer, les classes populaires ont des pratiques ordinaires d’écologie (récupération, jardinage, réparation, sobriété contrainte), à reconnaître sans les dénaturer ni les survaloriser quand elles relèvent de la contrainte économique.

  • Les plus modestes subissent davantage les dégradations environnementales alors qu’ils contribuent moins au dérèglement climatique. Les Gilets jaunes et les ZFE montrent qu’un dispositif a priori vertueux qui ignore les inégalités peut les accroître.

  • Reconnaître ne suffit pas : l’effort demandé doit être proportionné à l’empreinte de chacun, dans une logique de justice sociale distributive.

  • Changer de récit : la santé, le cadre de vie et l’alimentation sont des portes d’entrée plus mobilisatrices que le vocabulaire de la « transition », souvent vécu comme culpabilisant.

  • Plutôt que d’« embarquer » les habitants, accepter de se laisser embarquer par eux : une participation contributive, qui intègre les savoirs d’usage et assume les désaccords.

Reste à traduire ces diagnostics en catégories et en recommandations appropriables par les élus  et décideurs : c’est le défi que pose ce compte rendu.