Cet événement est venu clore le travail engagé dans l’axe 3 de la plateforme lyonnaise POPSU, dédié au potentiel écologique et vivrier des sols. Ce travail a inclus un projet tuteuré des étudiants de la Licence professionnelle Nature en Ville (licence 3, Université Lyon 2), une enquête par questionnaires auprès d’usagers de jardins collectifs, ainsi que de nombreux échanges entre chercheurs et techniciens. Dans l’esprit de la recherche-action portée par le programme POPSU, se sont réunis des élus, des techniciens des collectivités locales, des chercheurs et des représentants de la société civile. Un dialogue encore rare, mais pourtant essentiel, s’est engagé entre spécialistes et acteurs, d’un côté de l'écologie et de l'environnement, d’un autre côté de l'aménagement et de l'urbanisme.
Les sols ont été abordés sous divers angles disciplinaires et à différentes échelles : de la planification territoriale (dans la continuité des réflexions engagées à l’échelle du SCoT et du Plan Nature métropolitain) aux jardins résidentiels. Les jardins des maisons individuelles ainsi que les espaces verts des copropriétés et des ensembles de logements sociaux ont été au cœur des réflexions. Ces espaces, jusqu'ici avant tout considérés à partir de leur potentiel de densification ou pour leurs qualités paysagères et comme lieux de détente, parfois délaissés et peu utilisés, offrent des possibilités d'action considérable pour la biodiversité, la désimperméabilisation, la lutte contre les îlots de chaleur et les cultures vivrières.

