Comment les plateformes POPSU ont-elles transformé, ou non, l’action publique locale et la recherche urbaine ? À la demande du Conseil stratégique de POPSU, Joël Idt, professeur à l’École d’urbanisme de Paris (Université Gustave Eiffel) et chercheur au Lab’Urba, a mené l’enquête.
Le dispositif : une trentaine d’entretiens conduits en 2025 et 2026 auprès d’élus, de techniciens et de chercheurs des plateformes locales, ainsi que d’observateurs nationaux, lus au prisme de la sociologie de l’action collective organisée. Trois niveaux d’analyse : les individus, les actions collectives des plateformes, l’insertion de POPSU dans les organisations publiques.
Les principaux enseignements :
Un bilan globalement positif : des effets à court et à long terme sur l’action publique locale et son organisation, comme sur les milieux locaux de la recherche et de l’enseignement supérieur.
Le temps long est décisif : la confiance entre acteurs et chercheurs s’est construite au fil des éditions ; un projet ponctuel de recherche-action ne suffit pas.
L’animation nationale crée un « effet programme » et joue un rôle de « tiers garant », scientifique et administratif, de l’autonomie des chercheurs.
Le travail patient d’interface (responsable scientifique, technicien référent) et le portage politique conditionnent la réussite, ce qui rend les plateformes sensibles aux changements de majorité.
Pour la suite, l’auteur appelle à préserver les communautés d’acteurs et de chercheurs constituées et à maintenir un lien avec l’État.

