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Roscoff, "La science, la petite ville et le territoire"

"D’abord, il y a le territoire, l’ouest du Trégor, l’est du Pays léonard et le Pays de Landivisiau, aujourd’hui regroupés sous la bannière du Pays de Morlaix : 61 communes, trois communautés de communes, 131 000 habitants, répartis de part et d’autre de la baie. Sa façade sur la Manche pourrait laisser croire qu’il est tourné vers la mer. Erreur : sa richesse historique provient des cultures maraîchères, fruit d’un savant mélange d’innovation et de productivisme. Il suffit d’évoquer la figure de leur leader, Alexis Gourvennec, pour que reviennent en mémoire les luttes des paysans bretons pour l’amélioration des dessertes routières, puis leur transformation en entrepreneurs avec la création du port en eaux profondes de Roscoff et de la compagnie des Brittany Ferries destinés à servir l’Angleterre en artichauts, choux-fleurs et autres produits des coopératives agricoles locales.

 

Et puis, il y a, à une encablure du port, la science. Elle s’incarne depuis 1872 dans la Station biologique de Roscoff, rattachée dès cette date à la Sorbonne et depuis 1946 au CNRS. Celle-là est tournée vers la mer. Pas plus de cent mètres séparent les laboratoires de la grève. À la pointe nord de la petite ville (3 000 habitants), enserrés dans le tissu dense de la cité corsaire, ses bâtiments sont discrets et austères si ce n’est la façade moderne de l’Institut de génomique marine. Ici s’active un mini-campus de près de 300 personnes : chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs (la moitié de l’effectif), techniciens, marins, plongeurs, personnels administratifs et une cinquantaine d’étudiants."

 

Découvrez l'article "La science, la petite ville et le territoire" dédié au projet POPSU mené à Roscoff (Finistère) paru dans le Hors-série 72 de la revue Urbanisme